L’orthotypographie, le point final d’une qualité rédactionnelle irréprochable

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Les normes grammaticales et orthographiques, vous les connaissez certainement. Et même si vous ne les maîtrisez pas toutes à la perfection, vous vous efforcez de les appliquer bien consciencieusement. Et vous avez raison. La qualité d’un écrit se mesure aussi au soin apporté à la relecture pour éviter la faute ou la coquille qui va faire « tâche » dans votre texte.

Cependant, cette relecture ne concerne pas que l’orthographe ou la tournure grammaticale, et bien d’autres paramètres doivent être examinés attentivement pour une qualité optimale de votre contenu éditorial. Ces paramètres sont constitués de multiples signes, accents, espaces et autres ponctuations, qui diffèrent selon les usages et les langages, mais qui nécessitent un respect scrupuleux pour être conformes aux règles établies. Notamment de la part des professionnels de l’écrit, rédacteurs, éditeurs ou imprimeurs.

L’exemple cité par le Projet Voltaire est éloquent dans la phrase : « Et si on mangeait, les enfants ? ». Le manque de virgule rend effectivement le contenu particulièrement dramatique… « Et si on mangeait les enfants ? ».

Le but de l’orthotypographie est de respecter des règles ortho et typographiques qui aident à la compréhension visuelle d’un texte structuré. Il en est ainsi de l’accentuation, des signes de ponctuation, de la présentation des chiffres et des dates, des abréviations ou des sigles… Le respect de ces règles exige beaucoup de rigueur et il nous arrive bien souvent de ne plus savoir où positionner l’espace, avant ou après les points de suspension ou autour du point d’interrogation.

Une petite révision s’impose pour retrouver les normes qui s’appliquent en France, mais vous aurez à les adapter selon le pays où vous destinerez votre article. Il n’est pas question ici d’être exhaustif et d’aborder l’ensemble de ces normes mais d’évoquer les essentielles, celles qui sont quasi-existantes dans tous les écrits : la ponctuation, les accents, et les règles de présentation des sigles et des acronymes, mots formés d’initiales ou de syllabes de plusieurs mots.

La ponctuation : tout l’art est dans l’espace

Nous savons tous que la ponctuation est importante pour la bonne compréhension d’une phrase et nous connaissons l’influence exercée par chaque signe, pour rythmer un discours ou lui donner du sens, faire passer une émotion ou préciser une intention. Et malgré la subtilité d’usage de chacun de ces signes, nous les utilisons fort justement dans notre rédaction.

Cependant, cela ne suffit pas toujours pour une qualité rédactionnelle optimum. Une bonne orthographe est parfois compromise dans un écrit par le non-respect des règles typographiques liées à la ponctuation. Et le cumul d’erreurs de présentation dans un texte risque cruellement de lui faire perdre sa crédibilité. Soyez attentifs à ces quelques règles qui font toute la différence !

Dans la ponctuation, le plus important, c’est de savoir où positionner l’espace : avant ou après le signe. Très simple a priori. Voilà les règles de base :

 

La virgule : ,

Pas d’espace avant ; un espace après.

Texte,[espace]texte.

 

Le point-virgule : ;

Un espace avant ; un espace après.

Texte[espace];[espace]texte.

Le point-virgule n’est jamais suivi d’une majuscule.

 

Les deux-points : :

Un espace avant ; un espace après

Texte[espace]:[espace]texte.

 

Le point : .

Pas d’espace avant ; un espace après, suivi d’une majuscule pour le mot suivant.

Texte.[espace]Texte (avec une majuscule).

 

Les points de suspension : … (3, ni plus, ni moins !)

Pas d’espace avant ; un espace après, suivi d’une majuscule pour le mot suivant.

Texte…[espace]Texte (avec une majuscule).

 

Le point d’interrogation : ?

Un espace avant, un espace après, suivi d’une majuscule pour le mot suivant.

Texte[espace]?[espace]

 

Le point d’exclamation : !

Un espace avant, un espace après, suivi d’une majuscule pour le mot suivant.

Texte[espace]![espace]

 

Les guillemets : « à la française »

Un espace avant et après le guillemet d’ouverture, et un espace avant et après le guillemet de fermeture.

Texte[espace]«[espace]texte[espace]»[espace]texte.

 

Les parenthèses : ( )

Un espace avant la parenthèse d’ouverture, et un espace après la parenthèse de fermeture.

Pas d’espace après la parenthèse d’ouverture et avant la parenthèse de fermeture.

Texte[espace](texte)[espace]texte.

 

Les tirets : –

  • Pour isoler une partie d’une phrase (entre tirets) :

Nous aimons le chocolat – qui ne l’aime pas ? – et allons visiter la fabrique.

Un espace avant et un espace après chaque tiret.

Texte[espace]-[espace]phrase[espace]-[espace]texte.

 

  • Dans une citation avec une phrase d’introduction :

J’ai acheté :

  • trois roses ;
  • deux tulipes.

Pas d’espace avant le tiret, un espace après. Pas de majuscule au premier mot de la phrase. Terminer la citation par un point-virgule sur chaque ligne et un point final pour la dernière.

-[espace]texte[espace];ou.

 

  • Dans une citation qui n’a pas de phrase d’introduction :
  • Trois roses
  • Deux tulipes

Pas d’espace avant le tiret, un espace après. Majuscule au premier mot de la citation. Pas de ponctuation en fin de ligne.

-[espace]texte

 

Les crochets : [ ]

Utilisés lorsqu’il y a lieu d’ouvrir une parenthèse à l’intérieur d’une autre :

(Victor Hugo [1802 – 1885] a écrit les Misérables en 1862).

Un espace avant le crochet d’ouverture, pas d’espace après.

Pas d’espace avant le crochet de fermeture, un espace après.

texte[espace][texte][espace]texte

 

On veillera à ce que les signes de ponctuation ne basculent pas au début de la ligne suivante. Utiliser dans ce cas une « espace insécable ». Sous Word, combinaison de touches [Ctrl] + [shift] + [barre espace].

 

 

Les accents : ils font chanter les mots

Ah les accents ! La bête noire de nos dictées d’enfant… Et pourtant, que serait la langue française sans ces atouts qui font toute la différence dans notre façon de dire les mots ! Car si, à l’oral, nous ne voyons pas l’intérêt des accents pour parler, nous les utilisons cependant malgré nous pour faire la différence dans notre façon de nous exprimer. Et à de rares expressions près, nous les employons de façon adaptée, en distinguant le é du è dans notre prononciation, ou le ô (phonétiquement au) du o, par exemple. Cependant, bien d’autres mots ont des accents qui n’influencent pas leur phonétique, et c’est là que les choses se compliquent. Il serait trop long ici de donner un cours complet sur l’accentuation. Il existe cependant quelques règles de base qui peuvent aider à s’y retrouver.

 

Consulter les règles des accents !

Trois accents sont utilisés en français :

  • Le é : accent aigué sur le e
  • Le à, le è, le û : accent grave posé sur le e, le a et le u
  • Le â, ê, î, ô, û : accent circonflexe possible sur toutes les voyelles (sauf le y)

 

Le é (accent aigu) : son fermé

On utilise un accent aigu lorsque :

  • la voyelle « e » est la première lettre du mot : établi, étendu, époux… ;

Sauf : les mots en -ère et -ès, qui prennent un accent grave ou ne portent pas d’accent. Par ex. : une ère, un erseau, une estime, un estomac… ;

  • la voyelle « e » est la dernière lettre du mot, même quand le mot au pluriel se termine par un -s ou par un -e muet : un passé, un café, une cité, doré, aéré, une armée, des canapés, des destinées… ;
  • la voyelle « e » est située entre deux consonnes : bébé, dédié, cétacé, désertion, dérèglement, dénonciation…

Sauf : repartie (sens de la repartie), pedigree, revolver.

  • un « e » précède une syllabe sans « e » muet : complément, immédiatement, généralité…

Afin de supprimer les exceptions à cette règle, les rectifications de l’orthographe de 1990 préconisent l’accent grave pour les mots suivants : évènement, je complèterai, tu gèreras, une règlementation.

  • il y a un participe passé : on met alors un accent aigu sur la dernière lettre des verbes du premier groupe (en -er), et sur le participe passé du verbe être : j’ai travaillé, j’ai été, j’ai mangé, il a duré

Il n’y a jamais d’accent aigu sur un e précédant un x, ou devant une consonne double, ou quand la voyelle « e » est suivie d’un « d », d’un « f », ou d’un « r », ou si le mot se termine par un « z » : flexibilité, intéressant, elle appelle, un exercice, circonflexe, une clef, un nez, circonflexe, vexe, navette, étiquette…

 

Le è (accent grave) : son ouvert

S’utilise sur les voyelles « a », « e », « u ». Il ne change pas la prononciation sur le « a » et le « u ».

On met un accent grave lorsque :

  • le mot finit par un « s », s’il ne s’agit pas d’un pluriel : après, près, congrès…
  • un « e » précède une syllabe qui contient un « e » muet : amèrement, collège, entièrement…
  • la deuxième lettre qui suit un « e » est un « l » ou un « r » : trèfle, fièvre, lièvre, mièvre…

Il n’y a jamais d’accent grave sur une voyelle « e » qui précède un « x » : connexe, sexe, ambidextre…

 

Le à (accent grave) : pas de différence phonétique avec le « a »

On met un accent sur le « a » lorsque :

  • On ne peut pas remplacer le « a » par « avait » (verbe avoir conjugué) : je suis allée à la mer.

On met l’accent sur le mot « la » quand il s’agit d’un adverse de lieu : je vais là.

  • On met l’accent sur le mot « ça » quand il s’agit d’un adverbe qui sert à démontrer quelque chose : « il faut chercher çà et là pour en trouver ».

 

Le ù (accent grave) : pas de différence phonétique avec le « u »

On ne met l’accent sur le « u » que lorsqu’il s’agit d’un adverbe de lieu : « Où vas-tu ? A Lyon ou à Grenoble ? »

 

Le ê (accent circonflexe ou chapeau chinois)

S’utilise sur le « â », « ê », « î », « ô », « û », sauf sur le « y ».

Cet accent n’est pas soumis à des règles particulières ce qui complexifie son usage.

Les rectifications de l’orthographe de 1990 admettent la suppression de l’accent circonflexe sur le u et le i : la voute, paraitre, la chaine, il parait (source Reverso).

 

Sources : https://www.lalanguefrancaise.com/general/le-guide-de-usage-des-accents-en-francais/

 

Sigles, acronymes… apprenez à les reconnaître !

Dans un sigle, chacune des lettres qui le composent est l’initiale d’un mot. Et chaque lettre est en principe suivie d’un point : S.N.C.F. (Société Nationale des Chemins de Fer). De plus en plus cependant, le point tend à être supprimé : SNCF.

Le sigle se prononce en épelant chacune des lettres, mais quand on le lit sans l’épeler, il devient un acronyme : OTAN, UNICEF…

Certains acronymes sont devenus des noms communs : pacs, ovni… et s’écrivent sans majuscules.

Les sigles en majuscules sont invariables (les RTT), mais les acronymes se mettent au pluriel : les ovnis, les radars. Le sigle est du genre du premier mot qui le compose : une Habitation à Loyer Modéré (une HLM).

Source : https://www.capital.fr/votre-carriere/orthographe-sigles-et-acronymes-mode-d-emploi-1236542

 

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